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Stopper de fumer Patrick Leger

Témoignages

Luc, 23 ans, Paris

À 31 ans, j’ai réussi à arrêter le tabac de façon durable, sans l’aide d’un professionnel de santé, ni de substituts nicotiniques. Je pense que mon addiction était plus comportementale que liée à la nicotine. Cela dit, mon rapport à la cigarette était pourtant assez obsessionnel. À cette période, je fumais un paquet de cigarettes par jour. Je n’avais rien planifié, je dirai même que l’idée d’avoir une date butoir est assez angoissante pour moi. J’ai pris la décision suite à un coup de froid qui s’était transformé en un mélange de rhume et d’angine. Ce n’était pas la première fois que j’essayais d’arrêter de fumer, puisque j’avais fait déjà une tentative 5 ans auparavant. Cette fois-là aussi, j’avais arrêté suite à un rhume de quelques jours et j’avais tenu quelques mois avant de reprendre intensément de façon très rapide. Lors de ma seconde tentative, je pense que c’est le sport qui m’a permis d’inscrire l’arrêt dans la durée.

En effet, le soir, en rentrant du travail, j’allais courir à chaque fois que j’avais envie d’une cigarette. J’étais alors un coureur occasionnel, par conséquent, je suis devenu un coureur régulier, voire très régulier puisque je courais 5 à 6 soirs par semaine. Je n’ai pas pris cette habitude par peur de prendre du poids, je ressentais surtout que cela me mettait dans un état physiologique où je n’avais plus envie de fumer. Mes alvéoles pulmonaires étaient ouvertes, mon rythme cardiaque s’élevait… En rentrant à la maison, j’avais surtout envie de boire de l’eau, de ne pas trop manger et le principal, c’est que je n’avais pas envie de fumer. Je n’ai pas pris un gramme en arrêtant de fumer. Je ne suis pas sûr que cela soit forcément grâce au sport car j’étais déjà soucieux d’avoir une alimentation saine. Je n’étais pas un gros mangeur, je buvais peu d’alcool et je n’étais pas adepte de « junk food ». Je n’avais pas de poids à perdre et je n’en ai pas perdu malgré la pratique du sport. Pourtant je me suis fait plaisir après avoir arrêté de fumer, j’avais particulièrement envie de diversifier et de parfumer mes repas. Est-ce que c’est parce que je ressentais à nouveau davantage les goûts ? Je ne saurai pas le dire, ce n’est pas l’impression que j’avais pourtant.

J’ai gardé une hygiène de vie plus sportive en continuant à pratiquer la course et d’autres sports, durant ces 8 dernières années, jusqu’à ce que je devienne papa il y a quelques mois et que je ne trouve plus trop ni le temps, ni l’énergie pour faire du sport.

Quatre ans après, j’ai repris un peu la cigarette, de façon occasionnelle, en soirée ou lors de week-ends ou de vacances entre amis. Je reprenais ainsi durant une ou deux semaines. J’ai pu sentir pendant ces vacances que le danger de replonger régulièrement n’était pas loin. J’ai donc mis un sérieux frein à cette habitude de fumer systématiquement entre amis. Aujourd’hui cela peut m’arriver, mais c’est loin d’être un automatisme, d’autant que j’ai désormais une certaine aversion pour cette mauvaise haleine de fumeur, l’odeur de la cigarette sur mes vêtements, etc. Je crois que maintenant, j’ai davantage conscience de ce qui est écrit sur les paquets de cigarettes et combien c’est un poison. Quand je fume en soirée, je me rends compte que c’est plus par mimétisme que par réelle envie même si parfois je me sens sur le fil du rasoir et que je perçois que je pourrai facilement replonger. Avec le recul, je crois vraiment que c’est le sport qui m’a permis de tenir.

 

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